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Mardi 19 Octobre 2004
Laurent
Gbagbo : «Beaucoup de gens n'ont
pas
intérêt
à ce que la paix revienne» Le
Figaro Audience du Président de la
République Ces derniers jours,
les rapports entre la Côte d'Ivoire et le
Burkina Faso se sont davantage détériorés. Cette
situation est d'autant plus déplorable qu'elle
coïncide avec le lancement du désarmement.
Aussi, l'on se pose la question de savoir si
Blaise Compaoré veut vraiment la fin de la
guerre en Côte d'Ivoire. C'est pourquoi, la
visite de l'Ambassadeur du Burkina en Côte
d'Ivoire permettra de cerner les réelles
intentions des autorités burkinabé et rassurer
les ivoiriens. Ce sera aussi l'occasion pour le
Président Gbagbo d'attirer l'attention de son
homologue Blaise Compaoré sur l'éthique
politique, la démocratie et la liberté
d'expression à un moment où les opposants sont
jetés en prison à Ouagadougou sans raison
valable.
Après l'audience, l'Ambassadeur du
Burkina Faso en Côte d'Ivoire, a insisté sur le
fait que son pays avait de bonnes intentions et
n'envisageait nullement de paralyser le
processus du désarmement en Côte d'Ivoire.
Nianzou Ano http://www.laurentgbagbo.net/
Synthèse de
l'actualité Les 16 partis de l’opposition burkinabé
demandent une commission d’enquête
internationale sur les agissements du Président
Blaise Compaoré à l’extérieur du Burkina :
« Faute de preuves crédibles, nous exigeons
l’arrêt de toute cette mascarade, la libération
immédiate de l’opposant Noël Yaméogo et l’arrêt
des ingérences du gouvernement burkinabé dans
les affaires des autres
Etats.»
Suite
de l'actualité...
Hypocrisie à
outrance
Hervé
Ladson, porte-parole du Quai d’Orsay, s’était,
non sans hypocrisie, félicité du récent discours
du PR, avant de glisser : « Les
parties ivoiriennes se sont engagées à mener à
son terme le processus de réconciliation
nationale qui comprend la mise en oeuvre des
réformes législatives et constitutionnelles en
échange du désarmement. »
Traduction : Les rebelles ne doivent
désarmer que si la Constitution ivoirienne est
modifiée et si toutes les lois relatives à la
naturalisation des étrangers, à la composition
de la Commission électorale indépendante, etc.…,
sont votées sans être amendées par les députés
ivoiriens. Il ne serait pas abusif d’affirmer
que la France a brandi cet « échange »
sauvage au Conseil de sécurité et à l’Union
européenne, mais elle n’a pas été suivie par les
autres pays. Plutôt que de s’avouer vaincue,
elle lance donc, de façon solitaire, l’idée de
troc. Les rebelles, coincés jusque là par les
déclarations d’Accra III, l’ONU et l’Union
européenne, ont vite fait de se cramponner à
cette perche tendue par leur marraine, à la
veille du 15 octobre. L’occasion est pourtant
donnée à la France de donner l’exemple à
Abidjan, en modifiant la loi sur les insignes
religieux, en échange de ses otages aux mains de
terroristes en Irak. Après tout, il n’y a pas de
différence avec des gens qui veulent le
changement constitutionnel en passant par la
prise en otage d’une partie d’un territoire.
Finalement, je pense qu’il y a quand même une
différence. Dans notre cas, il s’agit d’une loi
fondamentale alors qu’en ce qui concerne la
France, il est question d’une loi
ordinaire.
Nul n’est
prophète chez soi
Dimanche
dernier, quelques milliers de militants des
partis de l’opposition ont organisé un meeting à
la maison du peuple de Ouagadougou, pour
réclamer « faute de preuves crédibles,
l’arrêt de toute cette mascarade et la
libération de Noël Yameogo et l’arrêt des
ingérences du gouvernement burkinabé dans les
affaires des autres Etats. » Rappelons
qu’inculpé le 07 octobre pour « trahison
et atteinte à la Défense de
nationale », M. Noël Yaméogo, membre de
l’UNDD, a été arrêté le 28 septembre dernier, à
sa descente d’avion de retour d’Abidjan, en
compagnie de son cousin et député, Me Hermann
Yaméogo, président de l’UNDD, et le plus
farouche opposant au Président Burkinabé. Ils
sont soupçonnés d’être impliqués dans la
transmission au régime ivoirien « de
documents dont les extraits se retrouvent dans
une lettre adressée par le Président, Laurent
Gbagbo au Président John Kufuor, président en
exercice de la CEDEAO. » Ils sont
accusés d’être à l’origine
« d’informations mensongères transmises
aux autorités ivoiriennes, guinéennes,
mauritaniennes et à Reporters Sans Frontière,
quant à une supposée arrivée de mercenaires au
Burkina, pour y subir des entraînements, avec
pour mission de déstabiliser la CI et la
Mauritanie. » RSF dément avoir reçu des
informations de l’opposant. Aussi, la réaction
de l’opposition ne s’est pas fait attendre. Dans
un communiqué, les 16 partis prennent à témoin
l’opinion nationale et internationale sur
« le caractère faux de tout ce montage
qui entoure cette cabale de M. Blaise Compaoré
visant à déstabiliser son opposition et à
écarter ses adversaires les plus dangereux, des
prochaines élections présidentielles de
2005.» Les 16 partis de l’opposition
burkinabé demandent une commission d’enquête
internationale sur les agissements du Président
Blaise Compaoré à l’extérieur du Burkina.
L’opposition semble reprendre, à son compte, les
accusations venues de la CI et plus récemment de
la Mauritanie sur le soutien du régime de
Ouagadougou à des groupes de terroristes.
Usurpateurs de
noms
Saviez-vous, que le MPCI existait
depuis …1990 ? Sauf que le vrai fondateur,
M. Nangoné Bi Doua a enregistré son association,
le 20 août 1990, sous le titre de Mouvement
Progressiste de Côte d’Ivoire. C’est sous ce
sigle même, qu’il s’est présenté aux
législatives, cette année là, à Zuénoula commune
et sous-préfecture. Aussi, ce monsieur victime
de confusions, a porté plainte, depuis le 21
avril dernier, auprès du procureur de la
République, contre l’utilisation frauduleuse du
sigle MPCI par Soro Guillaume. Bien avant cela,
curieusement, sous prétexte qu’il était
persécuté en CI, M. Nangoné Bi Doua s’est exilé
au Sénégal, en 2002. Le Président Wade le met
donc, en contact avec la députée libérale N’Dèye
Maguette. Entre temps, une rébellion éclate en
CI et le MPCI est cité comme le principal
dirigeant de cette rébellion. Dès lors, les
autorités sénégalaises pour ne pas être accusées
d’avoir hébergé un rebelle, se débarrassent de
M. Nangoné. Revenu donc, en CI, il porte plainte
contre le MPCI de Guillaume Soro. Cependant,
chose curieuse, depuis le 21 avril, date où il a
saisi le procureur, ce n’est que le 4 octobre
denier que la justice, par le canal du juge Boa
Benoît, lui demande de saisir le juge
civil au lieu du juge pénal. Quatre jours plus
tard, soit le 7 octobre, M. Nangoné est menacé
de mort au téléphone par un inconnu :
« Vous retirez votre plainte contre Soro
Guillaume ou on vous tue, vous et votre
famille. » Rappelons que le ministère
de la Justice est dirigée par Henriette Dagri
Diabaté secrétaire général du
RDR…
Chômeur
déguisé
Quel est donc ce Premier
ministre-là, que l’on dit de consensus, sage et
pourtant si partisan ? Quel est ce Premier
ministre qui n’a aucune autorité au point que
ses décisions sont sans cesse combattues par ses
propres ministres ? Seydou Diarra, soutenu
par la France, joue pour le bloc des rebelles.
C’est aussi visible que le nez au milieu de la
figure. L’homme ferme les yeux sur bien de
sujets dont le traitement pourrait ramener la
paix dans le pays. Comme le bloc rebelle, il
croit pouvoir gagner du temps en faisant traîner
les choses. Ayant prouvé qu’il n’avait pas
suffisamment de cran pour démissionner parce
qu’incapable de faciliter le désarmement et la
réunification du pays, il faut donc, dans
l’intérêt et pour la survie de notre pays, le
pousser vers la sortie.
Exemple
Deux
étudiants, anciens responsables de la FESCI, ont
été saisis, après avoir cambriolé un taximan,
vendredi dernier, à Cocody. Ils lui auraient
volé son magnétophone et sa recette du jour qui
s’élève à 33 000 FCFA. Pour qu’ils servent
d’exemple, la direction de la FESCI a fait
réveiller à 6h 30 du matin, toute la cité
universitaire du Campus, le samedi 16 octobre,
pour qu’elle assiste au sort réservé à ceux qui
défigurent l’image du mouvement
estudiantin : « En humiliant
publiquement nos deux camarades de lutte, nous
voulons montrer aux étudiants qu’aucun acte de
vandalisme ne sera désormais toléré dans notre
milieu. Le syndicat a longtemps souffert des
abus de certains de nos camarades responsables.
Maintenant, il faut tourner la page et c’est ce
que nous faisons. »
Tempo
En
l’absence de leur président, Blé Goudé
convalescent, les membres de l’Alliance se sont
adressés aux jeunes à la Sorbonne, pour
les inviter au calme. Ils déclarent ne pas être
surpris par la spontanéité avec laquelle les
jeunes ont réagi le 15 octobre dernier, pour
exprimer leur mécontentement face au
non-désarmement des rebelles. Mais ils leur ont
aussi fait comprendre qu’il faut réagir avec
discipline et ordre. Ils doivent comprendre que
la date du 15 octobre était essentiellement
indicative, mais qu’elle ne devrait pas être un
point de fixation et d’obsession :
« Nous sommes infiltrés. Ne permettez
pas aux rebelles de commettre des forfaits qu’on
imputera aux jeunes patriotes. Continuez de
vaquer à vos occupations, car le désarmement
n’est pas à Abidjan. Faites attention. Chaque
fois qu’on approche d’une issue pour la
résolution de la crise, il y a des problèmes qui
surviennent pour faire échouer le processus de
paix. » l’Alliance a aussi invité les
jeunes à faire confiance à leurs leaders et au
Président Gbagbo,
« sinon nous risquons de nous éloigner de
la véritable lutte que nous
menons. »
Version
anglaise
“The way
to the national reconciliation consists in
legislative reforms in exchange for disarmament”
Those were the words of the spokesman of Quai
d’Orsay in Paris, the day before the
15th of October. Do you really need
another evidence to understand that France is
the chief supporter of the Ivoirian rebellion?
Both of them agree to say the opposite of what
was decided at Accra III, the UN council and the
European Union.
President Compaoré has some
troubles with his Opposition, nowadays. Last
Sunday, 16 Opposition parties demanded the
release of opponents Noël and Herman Yaméogo who
are accused of giving information about the
outside activities of president Compaoré. The
Opposition also demanded that President Compaoré
put an end to his numerous intrusions in the
affairs of the other States. They even requested
an international investigation commission for
the pernicious external activities of the
burkinabe chief of State.
Did you
know that the MPCI was founded in 1990 by Mr
Nangoné Bi Doua, as the Movement for Progress in
CI? Poor Nangoné has been being in troubles
since January 2003, when Soro Guillaume used his
party’s name for the first time. He lodged a
complaint against Soro Guillaune, six months ago
and it is only on October 4th, that
he is answered to seize the civil judge, instead
of the penal one as he had done. A fortnight
ago, he was threatened to death if he did not
withdraw his complaint…
The
Executive of the Alliance organised a meeting to
calm down the fury of young patriots movements
because the famous date was not respected.
Serges Kassi, Thierry Légré and other leaders
explained the young men that they should not be
so focus-minded on 15th of October
that is only an indicative date: “ There are
rebels in our ranks. They spy all our activities
and are happy to enhance our anger. We must be
careful because each time we are near the end of
the crisis, a problem occurs. Trust President
Gbagbo.”
Two
students were humiliated in public, on the
orders the Executive of the Students Federation
(FESCI). They had robbed a taxi driver from his
tape recorder and his receipts (33 000 f cfa),
last Friday: “It will serve like an example for
those who want tarnish the reputation of our
federation.” boyapa2000@yahoo.fr Suite...
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